12 octobre 2026

De l’E2SE Communication à Montréal : Antoine, l’audace de suivre sa propre voie

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Partir à l’autre bout du monde, découvrir un nouveau métier et se surprendre soi-même. C’est le pari qu’a fait Antoine, 23 ans, diplômé de l’E2SE Communication. Après cinq années d’études dans la communication et le marketing, dont trois à l’E2SE, il a choisi de quitter la France pour tenter l’aventure canadienne. Un an plus tard, le voilà à Montréal, récemment promu responsable de département logistique chez Decathlon Canada. Un parcours inattendu, mais finalement pas si éloigné de ses premières passions.

Entre découvertes, rencontres, défis professionnels et grands espaces, Antoine revient sur son parcours et sur cette expérience qui a changé sa manière de voir l’avenir.

Antoine, avant le Canada, il y avait la communication. Comment est née cette envie ?

Antoine : « Au départ, c’était surtout l’envie de créer. Des vidéos, des affiches, des photos, des pages web… J’aimais imaginer et donner vie à des idées. Puis, petit à petit, j’ai eu envie d’aller plus loin et de participer à des projets plus globaux : concevoir des campagnes de communication, organiser des événements, réfléchir à des stratégies de marque.

C’est ce qui m’a amené vers l’E2SE Communication. Le parcours proposé correspondait à ce que je recherchais, avec surtout la possibilité de suivre ma formation en alternance. Pour moi, c’était un vrai avantage : apprendre en cours, mais aussi découvrir concrètement le métier sur le terrain. »

Qu’est-ce qui t’a le plus marqué pendant tes années à l’E2SE ?

Antoine : « Sans hésiter, les rencontres ! Les amis, les connaissances, les intervenants… Toutes ces personnes ont joué un rôle dans mon parcours et, d’une certaine manière, dans la situation dans laquelle je me trouve aujourd’hui.

Je garde aussi de très bons souvenirs de mes expériences en alternance. J’ai eu la chance de participer à de beaux projets, particulièrement à la fin de ma première année de mastère : organisation de concerts, de feux d’artifice ou encore d’une campagne de communication pour un événement important à Caen.

Ces expériences m’ont permis de découvrir différentes facettes de la communication et de l’événementiel, mais surtout de mieux comprendre ce que j’aimais réellement faire. »

Après tes études, tu as décidé de partir vivre à Montréal. Pourquoi ce choix ?

Antoine : « Honnêtement, au départ, c’était un peu un « pourquoi pas ? ».

J’ai toujours été attiré par la culture nord-américaine, les sports, les grands espaces et la mentalité. Je me suis donc inscrit pour obtenir un Permis Vacances-Travail (PVT), sans vraiment penser que ça se concrétiserait aussi vite.

Et finalement, j’ai obtenu mon permis en une semaine ! Je l’ai pris comme un signe.

Au-delà de l’envie de voyager, je crois que j’avais surtout besoin de me lancer un défi personnel. Sortir de ma zone de confort, découvrir autre chose que la France, apprendre à mieux me connaître.

Sept mois plus tard, j’atterrissais à Montréal, seul, avec mes deux valises. Il fallait tout construire : trouver un travail, rencontrer du monde, découvrir une nouvelle ville, s’adapter à une autre culture… et survivre à l’hiver canadien ! »

Tu travailles aujourd’hui dans la logistique. Un virage étonnant pour un diplômé en communication, non ?

Antoine : « C’est vrai ! Et pourtant, ce n’était absolument pas prévu.

À l’origine, ce poste chez Decathlon Canada devait simplement être un travail temporaire, le temps de trouver une opportunité dans l’événementiel. J’ai intégré le centre logistique en tant qu’équipier senior, avec des missions de management opérationnel.

Mais progressivement, je me suis rendu compte que je retrouvais énormément de choses qui me plaisaient dans la communication : le travail en équipe, la gestion de projet, la résolution de problèmes, l’analyse de données, la créativité…

Finalement, les compétences que j’ai acquises pendant mes études me servent tous les jours. J’utilise notamment les méthodes de réflexion apprises en marketing pour analyser des situations, trouver des solutions et faire avancer les projets.

Et surtout, j’ai découvert le management, avec des responsabilités auxquelles je n’aurais peut-être pas eu accès aussi rapidement en France. »

Qu’est-ce qui t’a le plus surpris dans la vie et le travail au Canada ?

Antoine : « Déjà, la neige ! Vivre une bonne partie de l’année avec des températures autour de -10 °C, c’est une expérience en soi. On finit par s’y habituer, mais l’hiver est quand même très long !

Plus sérieusement, ce qui m’a frappé, c’est l’état d’esprit des gens, notamment celui des expatriés. On est nombreux à être venus chercher quelque chose de nouveau, à vouloir découvrir, voyager, rencontrer du monde. Ça crée une vraie dynamique.

Ici, tout semble possible. Aller voir un match de NBA, passer un week-end dans un chalet, partir en randonnée ou découvrir les grands espaces canadiens… Il suffit souvent de s’organiser.

Sur le plan professionnel, j’ai également découvert une approche du management qui m’a beaucoup marqué. Le droit à l’erreur, la reconnaissance du travail accompli, les encouragements et l’attention portée au bien-être des collaborateurs occupent une vraie place dans mon quotidien.

Cette expérience m’a permis de mieux comprendre ce que j’attends d’une entreprise et de mon environnement de travail. »

Avec un an de recul, qu’est-ce que cette aventure t’a apporté ?

Antoine : « Avant tout, des rencontres. J’ai croisé énormément de personnes qui m’ont fait grandir, aussi bien personnellement que professionnellement.

J’ai gagné en ouverture d’esprit, en autonomie et en confiance. J’ai aussi développé de nouvelles compétences, notamment en management, et appris à prendre des responsabilités.

Évidemment, tout n’a pas été facile. Il y a eu des moments de doute, des journées compliquées. Je me souviens d’ailleurs que le premier jour, seul à Montréal, je me suis demandé au moins 50 000 fois si je n’avais pas fait une énorme erreur !

Mais aujourd’hui, je ne regrette absolument rien. Je crois même que je n’ai jamais été aussi épanoui professionnellement. Cette aventure m’a donné une nouvelle énergie et surtout une meilleure idée de ce que je veux pour la suite. »

Quel conseil donnerais-tu à un étudiant qui rêve de partir à l’étranger, mais qui n’ose pas franchir le pas ?

Antoine : « Je dirais que s’il y a une hésitation… il n’y a pas d’hésitation !

Bien sûr, il faut préparer son départ, anticiper les démarches et mettre toutes les chances de son côté. L’administratif peut sembler compliqué, mais une fois sur place, tout ce qu’on découvre et toutes les rencontres qu’on fait compensent largement ces efforts.

Il y a mille raisons de partir : voyager, travailler, découvrir une culture, vivre une aventure… Mais dans tous les cas, on en ressort grandi.

Même si l’expérience ne se déroule pas exactement comme prévu, le simple fait d’avoir osé est déjà une réussite.

Si je devais prendre à nouveau cette décision, je referais exactement la même chose. »

Et maintenant, quelle est la prochaine étape ?

Antoine : « Pour être honnête, je ne suis pas vraiment adepte des plans à long terme.

Pour l’instant, je veux surtout réussir dans mes nouvelles fonctions. C’est un beau challenge professionnel et je compte bien en profiter pour continuer à apprendre.

Et à côté, j’ai encore énormément de choses à découvrir ! Le Canada est immense, l’Amérique du Nord encore plus. J’ai plein de projets de voyages, de défis sportifs, de concerts et d’expériences que j’aimerais vivre.

Je ne sais pas encore où je serai dans un an, d’autant que la fin de mon PVT approche. Mais ce dont je suis certain, c’est que cette aventure m’a changé. Je sais beaucoup mieux ce que je veux, et surtout ce que je ne veux plus.

S’il y a une chose que je retiens, c’est qu’il n’y a pas plus grande satisfaction que de se lancer ses propres défis et de réussir à les relever. »

Oser explorer, apprendre et se réinventer

De la création de campagnes de communication à Caen au management d’équipes dans un centre logistique canadien, Antoine démontre qu’un parcours professionnel n’est pas toujours une ligne droite.

Ses années à l’E2SE Communication et ses expériences en alternance lui ont permis de développer des compétences qui dépassent les frontières d’un seul métier : créativité, analyse, gestion de projet, adaptabilité et esprit d’équipe.

Et si son aventure nous rappelle quelque chose, c’est bien qu’une formation ne prépare pas uniquement à exercer un métier. Elle peut aussi donner les moyens d’explorer d’autres horizons, de saisir des opportunités inattendues et de tracer sa propre voie.

Un parcours qui fait écho à la signature de l’E2SE : « Là où les envies deviennent des métiers. »

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