🏒 Du hockey de haut niveau à Directrice de site à 23 ans : découvrez le parcours d’Anaé !
Ancienne étudiante de notre BAC+5 Manager des Ressources Humaines à l’E2SE RH, Anaé a mené de front ses études, son alternance et sa carrière de hockeyeuse de haut niveau, jusqu’à réaliser son rêve : participer aux Jeux Olympiques de Milan-Cortina 2026. 🎓
Aujourd’hui, elle ouvre un nouveau chapitre professionnel en devenant Directrice de site chez Vert Marine, à la tête de la patinoire POLARYS de Douai. 💬 Son conseil aux étudiant(e)s ? Apprendre à s’écouter, se faire confiance et ne pas avoir peur de sortir du cadre. Découvrez son témoignage, son parcours et les défis qu’elle a relevés pour arriver là où elle est aujourd’hui !

Je m’appelle Anaé, j’ai 23 ans et je suis actuellement Directrice de site. Après deux années à L’E2SE Business School, j’ai obtenu un BAC+5 Manager des Ressources Humaines. Et je suis une jeune retraitée du sport de Haut Niveau.
Un an après ton passage à l’E2SE RESSOURCES HUMAINES, comment décrirais-tu ton parcours ?
Un an après la fin de mes études à l’E2SE Ressources Humaines, mon parcours a pris un tournant assez inattendu, mais particulièrement enrichissant ! À la suite de mon Mastère, j’ai poursuivi ma carrière de hockey sur glace à haut niveau, jusqu’à avoir participé aux Jeux Olympiques de Milan – Cortina en février 2026. Après cette expérience exceptionnelle, j’ai décidé de mettre un terme à ma carrière internationale et d’ouvrir un nouveau chapitre.
Sur le plan professionnel, j’ai eu l’opportunité de décrocher un CDI dès septembre 2025 en tant que Chargée de Fidélisation et d’Administration des RH dans le secteur des énergies renouvelables, à Lyon. J’ai ainsi pu continuer à concilier sport de haut niveau et vie professionnelle, avant de voir mon parcours évoluer rapidement à partir du mois d’août 2026.
J’ai rejoint Vert Marine en tant que Directrice de Site, avec une opportunité assez particulière : prendre la direction de la patinoire POLARYS de Douai. Après avoir passé de nombreuses années sur la glace en tant qu’athlète, j’ai aujourd’hui la chance de découvrir cet univers de l’autre côté, avec de nouvelles responsabilités et de nouveaux défis.
Avec le recul, je dirais que cette année a été marquée par de belles opportunités, des changements importants et une transition entre deux univers qui, finalement, se complètent très bien.
Aujourd’hui, tu es chez VERT MARINE : à quoi ressemble ton quotidien en RH ?
Aujourd’hui, mon quotidien chez VERT MARINE est bien rempli et, surtout, aucune journée ne se ressemble ! VERT MARINE exploite des équipements de loisirs publics, comme des piscines et des patinoires. Je manage une équipe d’une dizaine de personnes et veille au bon fonctionnement du site, qui accueille du public tout au long de l’année.
Mon poste est très polyvalent : je touche aussi bien aux ressources humaines qu’à la finance, à la comptabilité, au juridique, à la communication, au marketing, à l’événementiel, à la gestion des stocks et aux relations publiques. Je supervise également l’entretien du bâtiment, les aspects techniques et le respect des obligations réglementaires, notamment en matière de sécurité et d’accueil du public.
Au-delà de la gestion quotidienne, je travaille aussi sur le développement de l’activité de la patinoire, avec notamment l’accueil des scolaires et la mise en place de projets sportifs, comme le développement de clubs de danse sur glace et de hockey sur glace.
C’est un métier qui demande beaucoup d’adaptabilité, de rigueur et de réactivité. Même si je ne travaille pas exclusivement dans les RH aujourd’hui, les compétences acquises pendant mon Mastère me sont indispensables au quotidien, notamment pour le management, la gestion des équipes et les relations humaines. Finalement, cette expérience me permet d’avoir une vision beaucoup plus globale du fonctionnement d’une structure et de comprendre concrètement comment tous les services s’articulent pour faire fonctionner un même établissement.


Quel conseil tu aurais aimé entendre quand tu étais étudiante ?
Le conseil que j’aurais aimé entendre, c’est simplement d’apprendre à s’écouter et de se faire confiance. Il n’y a que nous qui puissions décider de la personne que nous voulons devenir et du chemin que nous souhaitons prendre. Il ne faut pas avoir peur de sortir du cadre, de changer de direction ou de saisir des opportunités qui ne correspondent pas forcément au parcours que l’on avait imaginé au départ. L’important, c’est de rester fidèle à soi-même et de construire un avenir qui nous ressemble, plutôt que de suivre celui que les autres attendent de nous.
Si tu pouvais parler à l’Anaé étudiante, tu lui dirais quoi sans filtre ?
Je lui dirais que je suis très fière d’elle et du chemin qu’elle a parcouru. Fière d’avoir permis à la petite fille qu’elle était de réaliser son rêve de participer aux Jeux Olympiques. Et fière aussi de ce qu’elle a construit professionnellement, jusqu’à devenir Directrice de site à seulement 23 ans, à la tête d’une patinoire, un univers qu’elle connaît depuis longtemps, mais qu’elle découvre aujourd’hui sous un tout autre angle.
Je lui dirais que rien de tout cela n’est arrivé par hasard. Oui, elle a fait des sacrifices. Entre le sport de haut niveau, les études, l’alternance, les déplacements chaque semaine en France et à l’étranger, la fatigue et les doutes, le parcours n’a pas toujours été simple. Mais elle peut être fière du travail qu’elle a accompli et de sa détermination.
Et surtout, je lui dirais de continuer à croire en elle, même lorsque le chemin paraît compliqué.



Entre les RH, le hockey et les projets autour des JO de Milan 2026, comment tu réussis à gérer tous ces défis ?
C’était compliqué, mes journées étaient très longues, pour donner un exemple, je me levée à 5h30, j’avais 1h30 de route pour aller jusqu’à mon lieu d’alternance, je faisais ma journée de travail, je repartais pour 1h30 de route pour aller à la musculation puis à l’entrainement sur glace, puis ne fin de soirée en rentrant il fallait travailler le master et ses nombreux dossiers. C’était pas simple, énormément de fatigue liée au sport et à la route. Mais j’ai réussi à tout combiner grâce à une aide précieux de tous ces acteurs, j’avais une C.I.P. (convention d’insertion professessionnel pour sportif de haut niveau) qui me permettais de me libérer lors des Trèves internationnales et des tournois avec l’équipe de France.
Honnêtement, ce n’était pas simple ! Mes journées étaient très longues : je me levais à 5 h 30, je faisais 1 h 30 de route pour rejoindre mon alternance, après la journée de travail, je refaisais la route dans l’autre sens, puis je repartais pour la musculation et l’entraînement sur glace. En rentrant le soir, il fallait encore trouver l’énergie pour travailler sur mon Master et ses nombreux dossiers. C’était un rythme intense.
Mais j’ai réussi à tout concilier. Grâce notamment une CIP (Convention d’insertion professionnelle), qui me permettait de me libérer pour les trêves internationales et les tournois avec l’équipe de France. Une conention signée avec ZALKIN (mon entreprise où j’ai effectué mon alternance), l’E2SE, la FFHG (Fédération Française de Hockey sur Glace), l’ANS (Agence Nationale du Sport) et moi-même.



Tu viens aussi de tourner une grande page avec ta retraite internationale en Équipe de France… ça représente quoi pour toi ?
Pour moi, ça représente dix ans de ma jeune vie, dix ans à faire grandir le rêve de la petite fille qui s’est lancée dans le hockey avec une obsession : réussir dans ce sport et représenter son pays au plus haut niveau international.
C’est une immense fierté d’avoir pu aller au bout de ce rêve, jusqu’aux Jeux olympiques. Aujourd’hui, je tourne une page importante, avec beaucoup d’émotion et de gratitude pour tout ce que le hockey m’a apporté. C’est la fin de cette aventure exceptionnelle.



Est-ce qu’il y a un moment récent où tu t’es dit : “ok, je réalise vraiment le chemin parcouru depuis mes études” ?
Oui, clairement, le jour où l’on est venu me chercher pour me proposer un poste de Directrice. Je me suis dit : « Waouh, c’est une sacrée opportunité ! » C’était encore plus fou de me dire qu’une entreprise venait directement vers moi, en pensant à moi plutôt qu’à quelqu’un d’autre.
C’est à ce moment-là que j’ai réalisé que toute l’énergie investie dans le sport, les études et le travail, avec cette exigence personnelle que je me suis toujours imposée, était aussi reconnue par les autres. Ça m’a fait prendre conscience du chemin parcouru et de tout ce que j’avais construit jusqu’ici.
